jeudi 18 décembre 2025

La communication assertive dans un contexte de soumission totale et volontaire.

La communication assertive à l’intérieur du couple

Voici mon second billet sur la communication. J’avais discuté de ce sujet dans mon billet de février 2025. Dans un tableau que j’avais créé, j’avais supposé que mon rôle d’époux et de chevalier servant auprès de ma reine me donnait le droit d’utiliser la communication assertive auprès d’elle. Déesse Jeanne (www.deesssejeanne.com) avait alors apporté des précisions en ce sens. Dans le contexte de la soumission, la communication assertive doit se limiter à négocier mes limites et à trouver un équilibre entre mes désirs et ma condition de mâle soumis. Elle ne doit pas servir à imposer mes idées, mais à exprimer mes pensées et mes sentiments de manière claire et respectueuse.

 La communication assertive à l’extérieur du couple.

Au début du mois, ma Déesse a apporté de nouvelles précisions : « Ton âme soumise m’appartient, mais ta hiérarchie professionnelle et sociale appartient à ta femme. L’assertivité, pour toi, n’est pas de faire valoir ta volonté, mais de faire valoir la volonté du couple incarnée par ta Reine ». Voici concrètement comment elle veut que j’applique cette directive :

  1. Avant toute prise de position engageant une négociation ou une décision importante (avec un subordonné, un client, un fournisseur), je dois d’abord soumettre ma stratégie à ma Reine.
  2. Je dois mettre de côté mes opinions et demander quelle position je dois défendre.
  3. Il me faut adopter sa décision, sans la remettre en question.

 


Comme il me faut négocier dans le cadre de mon travail, mais aussi entretenir un minimum de relations sociales, développer mes compétences en matière de communication assertive demeure un atout. J’ai eu l’occasion de lire un livre qui offre des moyens pratiques en ce sens : s’affirmer pour changer, par Jean-François Vallée. Les prochaines sections de ce billet sont une synthèse des techniques préconisées par F. Vallée.  

Les quatre piliers de la communication

1. Observer ce qui se passe en soi, sans évaluer l'autre.

Exemple : « Je me suis senti humilié et en colère en constatant qu’elle ne me demandait pas mon avis » est une observation.  En revanche, « elle est tyrannique » est une évaluation subjective.


2. Exprimer ses sentiments

Il faut utiliser le "je" et éviter les expressions vagues (se sentir triste est un sentiment précis, alors que se sentir mal est vague). Il faut également éviter les adjectifs qui dénotent une interprétation du comportement de l'autre (exemple : je me sens ignoré par). Nous sommes responsables de nos propres sentiments, et c'est ainsi qu'il faut l'exprimer.

3. Exprimer ses besoins

Les besoins et les sentiments sont souvent intimement liés. Certains sentiments témoignent du degré de satisfaction ou d'insatisfaction de vos besoins. Reconnaître le lien entre les deux permet de ne pas faire porter à l'autre le poids de nos sentiments, donc de ne pas le culpabiliser.

4. Demander

Il faut exprimer nos demandes le plus concrètement et le plus clairement possible. Par exemple, « j'aimerais faire connaissance » est une demande vague, mais « accepteriez-vous de dîner avec moi ? » est une demande claire.


L’empathie

Appliqués à autrui, ces quatre piliers font appel à l'empathie. L'empathie consiste à focaliser son attention sur ce que l'autre exprime, à s'assurer qu'on l'a bien compris (par exemple en utilisant des paraphrases) et à lui consacrer le temps nécessaire. Il n’est pas question de prodiguer des conseils, de se défendre ou de faire l'éducation de l'autre. Il s'agit d'observer ce qui se passe en l'autre, d'accueillir ses sentiments, ses besoins et ses demandes. Demander à l'autre des informations sur lui-même et sur ses expériences nous rapproche et facilite la communication.

Les trois étapes du processus d'affirmation de soi :

1. Écrire un journal.

S'analyser soi-même est une étape indispensable pour progresser vers l'assertivité. Écrire est une excellente façon de rendre objectifs des états subjectifs, de prendre du recul.


1.1. Mesurer notre anxiété.

Consigner d'abord dans notre journal le phénomène d'anxiété. En parallèle, évacuer la tension par des exercices de relaxation.

L'anxiété est l'un des facteurs qui nous empêchent de nous affirmer. Elle se manifeste dans nos comportements (inertie, évitement, etc.), dans notre psychologie (confusion, déconcentration, etc.), ainsi que de manière physique et émotionnelle (tension, inconfort, épuisement, etc.). L’écriture pourra nous aider à distinguer l'interprétation subjective (l'anxiété) de la situation (l'élément anxiogène, le facteur de stress).

1.2. Traquer nos pensées enfouies

Sans même s'en rendre compte, nous justifions notre incapacité à s'affirmer par des pensées irrationnelles et automatiques. Par exemple, on peut s'imaginer que dire ce que l'on pense va amener l'autre à ne plus nous aimer. Ces pensées inconscientes remontent souvent à l'enfance et ne sont pas faciles à identifier. Pour cette raison, lorsqu'on peine à nous affirmer, il est bon de noter nos réactions et de nous demander d'où elles viennent.

À chaque pensée irrationnelle correspond une pensée alternative, bien plus fidèle à la réalité, à laquelle nous pouvons accéder en nous posant les questions suivantes :

« Pourquoi ? » (Par exemple, pourquoi ne m'aimera-t-elle plus si je dis cela ?)

« Quelles seront les conséquences ? »



2. Anticiper les résistances

2.1. Être conscient de vos relations à autrui

Nous évoluons dans des relations symétriques (égalitaires) et complémentaires (hiérarchiques). Ces relations peuvent être faussées. Dans une relation pseudo-symétrique, l'autre est en rivalité. Dans une relation pseudo-complémentaire, l'autre domine et rend dépendant. Il faut observer les signaux que l'autre nous envoie (Est-il à l’aise? Fait-il preuve de timidité ?) et déceler ses stratégies (Veut-il m’influencer? Cherche-t-il à entrer dans mes bonnes grâces ?). Il est important de poser des questions pour savoir ce que l'autre attend de nous.

2.2. Prévoir la réaction de l'autre.

Il faut s'attendre à ce qu'il réagisse à votre assertivité, surtout si on a pris l'habitude de s'effacer. Il faut donc réfléchir à la façon dont on va amortir notre refus, sans pour autant l'affaiblir (le « Non, mais... »). L'idée est de contrebalancer notre refus, par une proposition qui vise à l’adoucir. Dans cette optique, William Ury et Roger Fisher ont développé la technique MESORE (meilleure solution de Rechange).

Les formules d'introduction peuvent s'avérer pratiques, car notre opposition paraîtra moins frontale (par exemple : « Je vous comprends, mais... »). Terminer par un message positif (par exemple : « je suis content que vous m'ayez écouté »).

Lorsqu'il s'agit d'un refus, il faut être clair, pour éviter d'être inconsistant. Voici des questions qui peuvent aider à motiver une décision et permettre d'affermir un refus aux yeux des autres : qu'est-ce que qui est pour moi inacceptable? Qu'est-ce que je ne veux absolument pas ? Qu'est-ce qui est contraire à mes intérêts ?

3. S'affirmer

La capacité à dire "non" est centrale dans l'assertivité. Cependant, elle consiste aussi à offrir des compromis et des solutions de rechange. Il existe différentes techniques pour nous aider à nous affirmer. L'idéal est de les combiner.

3.1. Technique du disque rayé

Répéter notre réponse face à un interlocuteur insistant, jusqu'à ce qu'il nous entende vraiment.

3.2. Technique de l'écran de brouillard

Camper sur ses positions, en faisant mine d'accepter les critiques et les reproches.

3.3. Technique de l'enquête négative

Cette technique est très intéressante lorsqu'on veut s'affirmer face à des reproches infondés. Elle consiste à demander si le reproche adressé est le seul, de reconnaître son éventuelle responsabilité sur certains points (afin de détendre l'interlocuteur) et de revenir ensuite au premier reproche infondé en défendant son point de vue. Si les accusations persistent, on suggère à la personne de mener sa propre enquête.

3.4. L'affirmation négative

Si les reproches sont fondés, il suffit de reconnaître que l’autre à raison et d’expliquer pourquoi nous ne pouvons pas accéder à sa demande.

S'évaluer :

En terminant, Jean-François Vallée propose de s’autoévaluer en passant le test de Rathus. Ce test peut être fait à plusieurs reprises pour suivre notre progression.

 

La communication assertive dans un contexte de soumission totale et volontaire.

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